Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

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Sakagnôle
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sakagnôle »

Cuchurv a écrit : mar. juin 30, 2026 3:57 pm Tu n'audio livre ou tu ebook aussi ?

Les deux mon colonel !

J'ai l'audiolivre le matin dans la salle de bain et la voiture en allant au travail!

Le rentrant du travail et pour promener mes chiens : podcast rolistes (par ordre: 1d100podcast; Coup Critique (PP) et Dice Story).

Le soir, sur le canap un bon jdr (ou un moyennasse...) ; dans le lit un ebook: en ce moment c'est Lasser Détective des dieux: Mariage à la grecque (c'est simple mais très bien ^^).

Bref, je me suis résigner à attendre le 6 juillet et l'arrivage de crédits (je verrai mon mood à ce moment...) ; donc là je suis Dungeon Crawler Carl.

En livre non audio c'est Lasser.

Sinon oui j'ai lu quasiment tout Eddings (qui m'a plus marqué que Tolkien, je suis un vrai qui a grandi et été ado dans les années 90^^) mais effectivement je me referais bien la trilogie des joyaux. Et les Kosigan c'est achat instantané!
 
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Cuchurv
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Cuchurv »

Sakagnôle a écrit : mer. juil. 01, 2026 2:31 pm
Cuchurv a écrit : mar. juin 30, 2026 3:57 pm Tu n'audio livre ou tu ebook aussi ?

Sinon oui j'ai lu quasiment tout Eddings (qui m'a plus marqué que Tolkien, je suis un vrai qui a grandi et été ado dans les années 90^^) mais effectivement je me referais bien la trilogie des joyaux. Et les Kosigan c'est achat instantané!
 


Malheureux tu as prononcé le nom interdit ! :runaway Chat ! :mrgreen:

Blague à part : -----> MP

Sinon je continue la saga d'Ambre troisième tome "le bosquet de la Licorne". Ça me démange de faire jouer à Ambre... Mais pas le côté "chacun dans son coin trahit les autres" j'ai toujours détesté ça dans ce JDR.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Le merlock »

Cuchurv a écrit : mer. juil. 01, 2026 3:23 pm
Sakagnôle a écrit : mer. juil. 01, 2026 2:31 pm Sinon oui j'ai lu quasiment tout E*****s (qui m'a plus marqué que Tolkien, je suis un vrai qui a grandi et été ado dans les années 90^^) mais effectivement je me referais bien la trilogie des joyaux. Et les Kosigan c'est achat instantané!



Malheureux tu as prononcé le nom interdit ! :runaway Chat ! :mrgreen:

Blague à part : -----> MP

Sinon je continue la saga d'Ambre troisième tome "le bosquet de la Licorne". Ça me démange de faire jouer à Ambre... Mais pas le côté "chacun dans son coin trahit les autres" j'ai toujours détesté ça dans ce JDR.
"Chat !" Bis, fallait pas l'oublier...  :P
 
Membre unique et autoproclamé du Comité d'attribution de Point De Calembour Lame En Table Comme Seul Orphée Ose En Faire (PDCLETCSOOEF) - n'est valable que dans le Moi ! Moi ! Moi ! 
Lauréats :
Certains casusiens qui se reconnaîtront (suivez mon regard... et regardez leur signature)
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Dr Hiatus
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Re: Invasion

Message par Dr Hiatus »

sherinford a écrit : lun. juin 15, 2026 8:27 am
Ça fait plus de deux ans que j'ai lu “l’homme dé” de cet auteur, un livre qui m’avait marqué par son côté facétieux et iconoclaste. 
Je sais vraiment pas quoi faire avec l'homme-dé. 
Moi aussi à la lecture ça m'avait beaucoup marqué, mais c'était ya genre vingt ans, et c'est pas que le livre est moins bon pour le lecteur, c'est mon évolution intellectuelle et éthique qui réagit différemment.
Aujourd'hui, la séquence marquante du premier quart du livre,
Spoiler:
un viol, totalement validé dans la fiction par la philosophie du personnage et par ses adeptes, post #metoo 
ça passe pas facilement. C'est tout à fait adapté par le propos du livre sur la morale, mais je choisis encore plus scrupuleusement que naguère à qui le conseiller. 
Parce qu'intellectuellement justement, c'est toujours stimulant quand même.
Dr Hiatus, Dieu de la phase pas créative - Professeur émérite de l'Université Opaque du Fort Curieux, Pape discordien refroqué.
Mes infocerises poussent désormais le jeudi ici, et on peut les retrouver 🍒sur un blog dédié🍒 (yen a beaucoup plus).
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Morningkill
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Morningkill »

Dungeon Crawl Carl donc, je les ai lu (les 5 premiers en VF) : c'est d'une qualité moyenne, je veux ben croire que c'est mieux en audio.
Y a aussi de bons moments parfois , mais les bouquins sont quand même beaucoup trop gros en fait.

Ce matin, je suis passé à Cultura pour en acheter un a offrir, bah, en fait j'ai pris Legendes & Late, qu est a peu près aussi léger en tonalité (et encore, ca se discute pour DCC) mais bien plus digeste, et qui semble faire la moititié de la taille.
(j'ai d'ailleurs hesité avec Jackson (les enlumineurs ou les cités divines), même volume que DCC, mais d'une toute autre qualité)
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Inigin
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Inigin »

Je m'incline, tu as raison, j'ai tort, j'irais me flageller aux orties à la rivière en pénitence.
Pour rester dans le thème c’est plutôt une pénitence à l’huile de ricin mais je ne peux pas recommander ça (le deuxième film en fait une scène hilarante alors que c’est plutôt une saleté utilisée pendant la guerre à des fins d’épuration politique).
Du coup à la place tu feras deux ascensions de montagne avec un crucifix sur le dos, ça reste thématique. 😇
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sherinford
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Le Rivage des femmes

Message par sherinford »

Dernière lecture:

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"Le rivage des femmes", de Pamela Sargent.

Dans un lointain futur, suite à une catastrophe causée par les guerres et l’agressivité des hommes, les survivants ont mis au point une politique de ségrégation pour assurer la survie de l’humanité: les femmes vivent dans des villes entourées par de hauts murs infranchissables et disposent encore d’une technologie assez avancée. Elles ont endoctriné les hommes qui vénèrent “la Dame” dans des sanctuaires, vivent en petites tribus nomades et continuent à s’entretuer allègrement à coup de lance, d’arc et de dague. Dans les sanctuaires où il se rendent, les hommes sont parfois “appelés” par la Dame et se rendent dans les cités, où leur sperme est prélevé pour inséminer les femmes. Quand l’enfant à naître est un garçon, sa mémoire est effacée à l’âge de 5 ans, et il est remis à son père, ou si celui-ci est mort entretemps, à un autre homme. Lorsqu’une tribu devient trop grande, ou qu’elle se met à se sédentariser, les femmes envoient des avions militarisés pour les détruire ou les disperser. Ils encourent la colère de la Dame…

Cela fait plusieurs centaines d’années que ce système a été mis en place quand Yvara et Birana, deux femmes, sont exilées de leur cité. L’idée du Conseil de la cité est qu’elles mourront probablement très rapidement, soit parce qu’elles seront tuées par une tribu, soit parce qu’elles mourront de faim, étant incapables de se débrouiller à l’extérieur. Yvara va effectivement rapidement mourir, mais Birana va survivre et rencontrer Arvil, un jeune homme dont la tribu vient d’être exterminée par la colère de la Dame. Ensemble, ils vont s’éloigner des cités pour tenter de trouver d’autres exilées qui auraient survécu à leur exclusion des cités. Cette quête va les mener très loin, et en chemin, ils vont développer l’un pour l’autre un attachement qui avait disparu depuis des centaines d’années.

Il y a à boire et à manger dans ce roman. D’un côté, il y a des éléments de fiction qui m’ont paru quelque peu tirés par les cheveux: par exemple, pourquoi exiler des femmes qui connaissent les secrets des villes sans leur effacer la mémoire, alors que cette précaution est disponible et utilisée sur les jeunes garçons? Ça n'a pas beaucoup de sens, dans une société dont une partie de la résilience dépend du secret. Mais à côté de cela, il y a beaucoup de finesse et d’intelligence dans la façon dont l’histoire se développe et dans les choix posés par les personnages. Au final, ça reste une bonne lecture, mais pas incontournable non plus.
"Si tu souffres à propos de quelque chose d'extérieur, ce n'est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle ; il dépend de toi de le faire disparaître." - Marc-Aurèle
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Killing Joke »

Précisons - car la thématique ("assez dans l'air du temps") et la couverture de la réédition Mnemos ("très dans l'air du temps") pourraient laisser penser qu'il s'agit d'un roman récent, qu'il n'en n'est rien et que ça a été écrit milieu des années 80, et publié en français toute-fin des années 80. Avec des couvertures pour le coup assez différentes (mais particulièrement iconiques de l'époque).

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Sakagnôle
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sakagnôle »

Pour la petite histoire...

=> En Audio:  j'ai pu retourner un crédit, lâcher Dungeon Crawler Carl (qui est sympathique mais plus pour moi…) et finalement je continue la saga de la Confrérie du Sang avec le tome 2.

=> physique: j'ai terminé le Lasser tome 2 (tout aussi plaisant que le 1 voire mieux) ; je suis allé à Paris, ce week end, dans une libraire qui fait de du Fantasy/SF etc.. et j'ai pris "L'Epée et le Glaive" ... que j'ai commencé dans train et qui l'accroche bien; j'ai aussi craqué pour la duologie de Benjamin Lupu "Le solstice des ombres").

Les affaires reprennent... sans chevalier mais avec du Gaulois er du Viking!
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Sammael99
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sammael99 »

Avec ma fille, après avoir terminé The Hobbit en audiobook (lu par Andy Serkis, c'est un régal) on a attaqué The Fellowship of the Ring (lu par le même) aujourd'hui sur le trajet pour sa colo. Ben en 2h15 de route, on a juste eu l'avant-propos, la préface et une partie du premier chapitre. On est pas rendus. La suite dans 10 jours quand je retourne la chercher !

Les hobbits en version "sel de la terre" on un accent du Somerset, j'adore.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Orlov
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Orlov »

Sammael99 a écrit : lun. juil. 06, 2026 4:47 pm Avec ma fille, après avoir terminé The Hobbit en audiobook (lu par Andy Serkis, c'est un régal) on a attaqué The Fellowship of the Ring (lu par le même) aujourd'hui sur le trajet pour sa colo. Ben en 2h15 de route, on a juste eu l'avant-propos, la préface et une partie du premier chapitre. On est pas rendus. La suite dans 10 jours quand je retourne la chercher !

Les hobbits en version "sel de la terre" on un accent du Somerset, j'adore.

Je sais pas quel âge a ta fille ou à quel point elle est émotive, mais le passage dans les Hauts des Galgals est assez flippant (ça m'a bien surpris lorsque Serkis a interprété le boss des wights).
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.

Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.

Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
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Sammael99
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sammael99 »

Orlov a écrit : mar. juil. 07, 2026 1:37 am
Sammael99 a écrit : lun. juil. 06, 2026 4:47 pm Avec ma fille, après avoir terminé The Hobbit en audiobook (lu par Andy Serkis, c'est un régal) on a attaqué The Fellowship of the Ring (lu par le même) aujourd'hui sur le trajet pour sa colo. Ben en 2h15 de route, on a juste eu l'avant-propos, la préface et une partie du premier chapitre. On est pas rendus. La suite dans 10 jours quand je retourne la chercher !

Les hobbits en version "sel de la terre" on un accent du Somerset, j'adore.

Je sais pas quel âge a ta fille ou à quel point elle est émotive, mais le passage dans les Hauts des Galgals est assez flippant (ça m'a bien surpris lorsque Serkis a interprété le boss des wights).

Elle a 14 ans et elle a déjà entendu le SdA lu en Français un demi-million de fois (elle l'écoute depuis qu'elle a 7 ans). Donc je ne suis pas inquiet, et même si Serkis peut nous faire flipper un bon coup, ça serait cool !!!
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madame ridulle
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par madame ridulle »

Le rivage des femmes ca ressemble un peu à la jeune fille et les clones (ou renommé plus tard Saison de Gloire) de David Brin.

Moi je vais vous parler de Ma mère emportée par le fleuve de Ye Fu, chez Picquier (forcément...) c'est de la non fiction. Des à peu près portraits des gens qui ont marqué l auteur, depuis son enfance jusqu'à je suppose son exil. Dont sa mère et sa grand-mère. Sur le fond ça ressemble pas mal à Don Quichote sur le Yangtze de Bi Feyu (chez le même), même periode au debut, le grand bond en avant et la révolution culturelle, même fond de recit de familles ayant un peu d instruction ou de biens (assez modestes mais bon) déportées, ostracisées, affamées, etc. Même constat de familles tenues à bout de bras par les femmes... mais ton très different dans la forme. Là où Bi fait presque croire qu il s amusait comme un fou et raconte les horreurs que lui et sa famille ont vecu avec un ton truculent et presque joyeux, la forme est plus lourde, plus lancinante chez Ye Fu. Après l un se présente comme une espece de clown, une herbe poussée à la va comme je te poussedans un mauvais sol mais qui en sort vigoureuse, l autre se voit en poète à l ancienne, souffreteux (ce qui est vrai, la tuberculose c'est pas un truc sympa c'est sûr), avec des prétentions à vivre un peu à la manière d un Song Jiang des forêts et des lacs... ça reste très intéressant mais j ai du coup moins de sympathie même si j ai bien conscience que ce n est pas très juste. Bon une grande partie des recits se situe plus dans les années 80 y compris et forcément en 89, puisque c'est ses prises de positions par rapport à Tien An Men qui vont le forcer au final à l exil. Du reste c'est de la belle littérature, en tout cas bien traduits ( désolée je suus toujours traumatisée par les traductions des ed. You Feng qui sont calamiteuses...)
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vermer
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Message par vermer »

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Un début palpitant, porté par un concept fascinant autour de la relation avec une plante indigène. Le tout servi par une structure narrative nerveuse et prenante, composée de courtes nouvelles couvrant chaque génération, ainsi que par un véritable sense of wonder.

En revanche, les faiblesses du roman apparaissent rapidement : le style manque de relief, les personnages sont peu développés et les intrigues souffrent d'une construction pauvre et non maîtrisée. Le mystère entourant l'autre espèce ayant vécu en symbiose avec la plante entretient la curiosité pendant un moment. Hélas, lorsque nous la rencontrons enfin, la révélation s'avère décevante et ne présente finalement que peu d'intérêt.

De la même manière, la relation avec la plante, pourtant au cœur du récit, manque de profondeur. L'ensemble donne une impression de brouillon et dégage un côté bien trop young adult. J'ai finalement abandonné à une centaine de pages de la fin.

C'est dommage, car l'idée de départ avait du potentiel. Malheureusement, j'ai trouvé que son exécution était bien trop faible et maladroite pour être à la hauteur.
Vieille Garde : joueur de Jdr depuis 1984 - Jeux favorits : Empire Galactique, Pendragon, Reve de Dragon, Shadowrun, Paranoia, Hurlements, Warhammer, Mnemosyne.
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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

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LE SEIGNEUR DES PORCHERIES
Tristan Egolf

Cela fait quelques années que ce livre traine dans ma PàL et, régulièrement, je remettais à plus tard sa lecture. Puis, au sortir de deux livres contemporains assez moyens, j’ai eu envie de lire quelque chose de plus fort. La promesse a été tenue.

John Kaltenbrunner est le fils d’une légende, Ford Kaltenbrunner, l’homme qui permit aux mineurs de Baker, une ville de la Corn Belt, de pouvoir travailler de façon continue. Mais, quelques jours avant qu’il ne lance une grève dans la mine, Ford trouve la mort. Sa femme va alors se réfugier dans la ferme familiale et va abandonner à peu près tout. De son coté et du haut de ses 8 ans, John va se lancer dans la modernisation de la ferme et va se mettre à l’agriculture comme un adulte, laissant de coté l’école qui ne lui apporte visiblement rien.

Malheureusement, un jour, la santé de sa mère va brusquement décliner et John, alors âgé de 15 ans, va devoir l’emmener à l’hôpital au volant d’une voiture qu’il ne devrait pas conduire. La suite ? Des soucis en pagaille, entre une tornade, un accident de la route et une condamnation pénale, les factures de l’hôpital et les vautours qui vont se mettre à tourner autour de sa mère comme ils le font autour de tous ceux qui vont perdre la vie, les femmes de l’église baptiste. Passées maitres dans l’art de piller le patrimoine des mourants, elles vont dépecer la ferme que John avait réussi à construire de ses mains d’enfant, menant John à un ultime acte de rébellion, qui le conduira en prison.

Ce livre est magistral. Très dur dans ses termes (l’auteur s’assimile aux acteurs de son livre et, en dépit de tout le dédain et de toute la critique qu’il peut émettre envers les représentants de cette Amérique prolétaire et fermée, il reprend les termes de ceux-ci), mais également très drôle par moment, toujours très touchant, ce livre présente une Amérique profonde, plus intéressée par la haine envers son voisin que par ses propres problèmes. De la découverte d’un squelette de mammouth à un match de basket apocalyptique, Tristan Egolf montre, dans ce premier livre, toute la force de son écriture. Juste, drôle et, en même temps, terriblement sombre notamment sur la question de l’être humain et de sa vision de la société ou, plus précisément, cet élément américain essentiel, la communauté.

Ici, personne n’est un héros et les gens ne sont remarquables que par la permanence de leur vision du monde et leur capacité à la mettre en œuvre, qu’elle que soit son impact sur les autres en général ou en particulier. Rien n’est épargné au personnage principal, dont on connait le destin dès le début du livre et son histoire démontre les limites de la société qui se prétend à la fois très individualiste et communautaire : la communauté n’a réellement d’importance que dans les jugements qu’elle porte sur les autres et, généralement, ce n’est pas dans un sens positif.

Très beau livre que je ne peux que conseiller aux rares qui ne l’ont pas encore lu.

En terme de jdr, cela me donne encore des influences sur un projet que je traine depuis plusieurs mois, à savoir faire jouer dans cet univers rural américain, des enquêtes, dans un milieu aussi particuliers que peuvent l'être les Appalaches dans les romans américains. Une sorte de Old Gods of Appalachia, mais sans le coté fantastique bien trop présent dans le jeu.
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
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